L'année dernière, le Rwanda a lancé un programme d’enseignement gratuit pour neuf ans qui comporte six ans de l'enseignement primaire et trois ans de tronc commun où les élèves obtiennent une formation professionnelle et les notions fondamentales d’entreprenariat. L’Erythrée a longtemps offert l'éducation primaire et secondaire gratuit, alors que le Burundi, qui, il y a une année, a également lancé son programme de l’enseignement primaire gratuit, fournit des efforts pour prester une éducation secondaire abordable. Cumulativement, il y a convergence d'opinion que l'éducation primaire gratuite ou universelle n'est pas utile si les élèves ne peuvent pas procéder au niveau secondaire ou à d'autres établissements de formation post-primaires. L’éducation reçue au niveau primaire prépare les élèves pour mieux s’adapter aux autres niveaux d’enseignement qui suivent. Ainsi, l’accomplissement de l’enseignement primaire ne doit pas être la fin d’éducation. En tout cas, la plupart des élèves qui terminent l'école primaire sont si jeunes qu'ils ne devraient pas être abandonnés aux caprices de la nature car ils ne sont pas bien préparés et ne peuvent pas être compétents et productifs dans le marché d’emploi. Les jeunes sont également déçues lorsqu’ils se trouvent incapables de procéder au niveau secondaire après avoir passé avec distinction leurs épreuves nationales de l'accomplissement de l’éducation primaire universelle. Dès que trois buts parmi les six principaux buts de l’EPT insistent sur la provision de l’éducation secondaire accessible, c’est logique que les pays doivent se hâter pour réaliser ces objectifs le plus tôt possible. En optant pour l'enseignement secondaire gratuit ou plus abordable, les pays de la sous-région cherchent à actualiser le fait que l'éducation de base se prolonge au delà du niveau primaire et que les élèves doivent se faire inscrire et rester à l'école pour une durée considérable afin de bénéficier au maximum à cette éducation. En effet, c’est à travers leur fréquentation à l’école que les jeunes obtiennent une préparation complète pour les professions lucratives qui décidément mènent à une vie plus améliorée. Néanmoins, certaines réalités fondamentales doivent être mises en considération. L'expérience de l'enseignement primaire gratuit ou universel montre que la prestation de l'enseignement secondaire gratuit ou à coût réduit a des potentiels défis. Le défi le plus évident est le manque d’enseignants et d'équipements pour satisfaire les effectifs qui en principe vont s’augmenter exponentiellement comme ça s’est passé lors de l’introduction de la gratuité de l’enseignement primaires. Obtenir des livres et autres matériels didactiques pour contenir le grand nombre de nouveaux élèves sera un autre défi important. Les écoles doivent aussi investir dans des programmes d’expansion et on doit construire des nouvelles écoles. Etant donné leurs présentes conditions économiques, les pays de la sous-région ne peuvent pas facilement avoir les moyens de mobiliser des ressources convenables pour construire ces nouvelles écoles. On doit alors concevoir des modèles plus durables pour le financement des écoles secondaires si on veut réussir la campagne d’étendre l'accès à l’enseignement secondaire. De plus en plus, les parties prenantes mènent des discussions sur l’idée d’avoir plus d'écoles externats qui sont plus faciles à gérer. Ils pensent aussi à rationaliser la gestion générales de l'éducation afin d’assurer l'utilisation efficace des ressources. Il est très clair que des idées plus innovatrices et plus radicales seraient nécessaires pour rendre l'enseignement secondaire abordable à tous les élèves éligibles. Néanmoins, la volonté politique que les dirigeants des pays de la sous région montrent à l’égard de la prestation de l’enseignement secondaire gratuit ou abordable et les nouveaux aides par les donateurs après avoir réalisé la nécessité des programmes d’enseignement post-primaire nous font voir la lumière à la fin du tunnel. A part l’enseignement secondaire, les pays de la sous-région donnent l'attention accrue à la qualité de l'éducation à travers tous les niveaux d’enseignements. Cette attention concerne, en particulier, l'expérience de l’introduction de l'enseignement primaire gratuit ou universel qui a engendré le défi de la qualité d’éducation étant donné les effectifs élevés face au déficit des enseignants, des équipements scolaires et des matériels didactiques. Il est dès lors évident que les pays ont progressivement renforcé la formation, le recrutement et le déploiement des enseignants avec l'objectif précis de réduire la charge de travail des enseignants et de donner aux élèves la valeur du temps qu’ils passent en classe. Le Rwanda, le Burundi et l'Erythrée ont par exemple insisté sur le développement professionnel des enseignants, qui concerne la qualité de l'instruction scolaire. Notamment, ces pays ont dû surmonter les problèmes d’après conflits tels que la pénurie des enseignants et les infrastructures scolaires dilapidées. Le Kenya et l'Ouganda étaient avantagés mais ils doivent également traiter la question de recruter plus d’enseignants pour satisfaire les besoins des écoles à un moment où d’autres priorités nationales drainent des finances publiques. En un mot, la poursuite d’un enseignement secondaire plus abordable à travers la réduction des frais de scolarité met les pays membres du bureau sous-régional sur une meilleure position de réaliser l'éducation de base universelle. En s’appuyant sur les leçons tirées de la mise an œuvre de l’enseignement primaire gratuit ou universelle, les pays se dirigent dans une bonne direction. Le défi est de garder l'élan et la détermination de rendre l'éducation secondaire accessible à la grande majorité de nos populations. Par l’Unité de l’EPT chargée des médias Bureau de l’UNESCO-Nairobi Traduit de l’Anglais par MUNEZERO Jean Rudasumbwa
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